La peinture anaglyphe

 

Fruit de plus de 15 années de recherche personnelle, d’obstination quotidienne portée par la seule passion, cette technique élaborée désormais maîtrisée sait aujourd’hui se faire oublier et offrir à qui le souhaite des vertiges de sensations nouvelles comme une invitation permanente au voyage au sein d’espaces inexplorés.

Cette peinture propose à l’amateur de passer du statut de « voyeur », c’est à dire qui perçoit, au statut de « regardeur , c’est à dire qui porte son attention sur elle.

Pour lui, une seule contrainte : chausser des lunettes aux verres sans correction, l’un de couleur rouge, l’autre vert pour se laisser porter par la magie de la vision binoculaire.

Pour le peintre, les contraintes et les difficultés techniques sont autres, la principale consistant à superposer deux peintures sur la même toile : l’une pour « l’œil rouge » et l’autre pour « l’œil vert ». Les couleurs ainsi dénaturées doivent cependant pouvoir apparaître et disparaître au gré du jeu visuel du « regardeur ».

La première étape débute par la réalisation sur toile d’un dessin stéréoscopique. Le respect obligatoire des décalages binoculaires en complexifie les lignes. Difficile d’imaginer à ce stade que de cet incroyable enchevêtrement de traits naîtra la légèreté propre à toute recherche cinétique… et pourtant !

La mise au point parfaite de la palette de couleurs est une condition primordiale du succès de l’effet recherché. Les rouges, bleus et verts dans toutes leurs nuances exprimeront les décalages tandis que les jaunes et gris dans toutes leurs subtilités serviront de couleurs de fond

Pour la mise en image du ou des sujets choisis, toutes les couleurs sont possibles ; seul importe d’en réussir le mariage qui – d’amour ou de raison – ne devra être au bout du compte, qu’harmonie.

Le noir et le blanc gardent en la matière leur statut de « valeurs » ou si l’on préfère de « non-couleurs » ; leur intégration dans ce type de peinture, sans être totalement impossible, reste difficile.

 

La palette ainsi élaborée, c’est aux yeux de l’artiste d’entrer en action. Comme le « regardeur », il chausse lui aussi des lunettes aux filtres vert et rouge et entre dans son monde où les lois des couleurs ont changé modifiant du même coup celles de l’apesanteur.

Le hasard n’a plus sa place et pour le peintre comme, plus tard, pour le « regardeur », c’est le signal du départ pour un voyage au cœur de sensations inconnues.

Plus question alors de technique, seul le plaisir sous toutes ses formes a droit de cité.

Si d’aucuns en d’autres temps ont voulu par leur seul talent nous embarquer pour Cythère ou ailleurs, Dimitri voudrait aujourd’hui et demain nous embarquer pour un monde sans limites et sans âge.

Accepter d’utiliser de façon optimale ses deux yeux pour dépasser la plate surface vers une transfiguration visuelle interactive, tel est le défi qu’il nous lance.

Héritier des hommes de l’Age de Pierre qui ont réalisé les premiers dessins stéréoscopiques, Dimitri a recherché le moyen de leur donner la dimension spatiale qui s’impose désormais à nous.

Le désir d’infinitude n’est-il pas tout simplement la volonté farouche de chercher à mêler passé et futur pour que rien de cesse jamais ?

Carole Lanselle

sens des lunettes

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